Opération arrachage de la jussie

Opération jussie

du lundi 31 mai au vendredi 4 juin 2010. Tous les bénévoles sont les bienvenus avec leurs bottes, gants et chapeau !

Rendez-vous au port de l'Estey le matin à 8h15 et l'après-midi à 14h00.

Cette opération est menée conjointement par Géolandes, la Communauté de communes des Grands lacs, la commune de Sanguinet, l’ACGELB, l’AAPPMA de Sanguinet, les Chantiers d’Insertion des Grands Lacs.

Attention ! les enfants ne peuvent pas participer à l'opération.

Contact : 06 82 85 78 61.

Une belle envahissante

Une jolie plante vivace aquatique a envahi les berges du lac et les crastes alentour. Elle est devenue une redoutable colonisatrice des milieux naturels humides et aquatiques calmes.

Elle produit de longues tiges, pratiquement glabres, se développant horizontalement dans l'eau, sur l'eau ou la boue. Des racines blanches et spongieuses se développent sur les tiges immergées. La floraison débute en été et se poursuit longtemps ; elle a un effet remarquable par la taille relativement grande des fleurs qui peuvent dépasser 5 cm de diamètre et par leur couleur d'un jaune très lumineux.

Cette plante ne demande pour se développer qu'un sol humide, une exposition ensoleillée ou de la mi-ombre. Moyennant quoi elle se développe très rapidement, doublant sa masse toutes les 2 à 3 semaines

La jussie qui rencontre des conditions favorables forme des herbiers très denses voire inextricables qui éliminent les autres plantes, notamment la myriophylle servant d'abri à la micro-faune, aliment de base des poissons. L'écoulement de l'eau s'en trouve ralenti et les sédiments ou matières organiques transportés par l'eau sont ainsi piégés et viennent combler les fonds. Les activités humaines sont perturbées : la navigation, l'irrigation, la pêche, la chasse et la baignade.

Lorsque cette grosse masse de végétation se décompose, à cause du froid par exemple, il se crée un déficit en oxygène nuisible aux habitants des lieux. Le pouvoir invasif redoutable de la jussie est dû surtout à la très grande difficulté, voire l'impossibilité de s'en débarrasser et cela pour plusieurs raisons : d’une part ses racines peuvent s'enfoncer jusqu'à 3 m dans le sol. D’autre part, bien que le gel détruise ses parties aériennes ou semi-immergées, il suffit d'une partie de rhizome protégée par de la boue, sur les berges par exemple, pour que la plante survive. La plante se multiplie facilement par bouturage naturel à partir d'un fragment de tige qui régénère une plante entière. Les animaux herbivores dédaignent cette plante qui ne fait pas partie de leur menu habituel. Enfin, les essais de désherbage chimique ne sont pas concluants.

Les roselières et les zones humides sont en danger dès que cette jolie envahissante les colonise malgré les efforts d’arrachage depuis une dizaine d’année des membres de l’A.A.P.P.M.A. de Sanguinet. Lors de la réunion sur site, en présence d’élus municipaux, de l’AAPPMA, de l’ACGELB, de la Communauté des Communes des Grands Lacs et de Géolandes, deux zones d’intervention prioritaires ont été définies : la première se situe sur les prairies humides gérées par l‘ACGELB, la seconde concerne les roselières du secteur des plages.

Opération jussie
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